Visiter la Rome antique et romantique

Rome est la ville par excellence où l’art et l’histoire font bon ménage. Si pratiquement aucun de ses recoins n’est dénué d’un monument historique, depuis les Catacombes, à la Chapelle Sixtine ou aux Thermes de Caracalla, les activités artistiques n’en fleurissent pas moins dans des temples tels que la Galerie Borghèse, le Théâtre de l’Opéra ou encore les Musées du Capitole. Et il n’est pas rare que le vestige historique côtoie l’expression d’art la plus moderne.

Magnifique photo de la ville de Rome
Magnifique couché de soleil sur la ville de Rome – CC Moyan Brenn

C’est notamment le cas de la Piazza dei Santi Giovanni e Paolo où l’on peut admirer l’antique basilique du même nom et visiter le complexe audiovisuel de Safa Palatino. En effet, à quelques 200 mètres au sud du Colisée, se dresse l’église-basilique des Saints-Jean-et-Paul, construite au IVe siècle et dédiée à ces deux martyrs de la chrétienté. Détruite et reconstruite à plusieurs reprises durant son histoire, elle a su garder le cachet paléochrétien qui se distingue nettement dans sa façade. À l’intérieur, douze colonnes et treize piliers séparent les trois nefs, tandis que l’abside est copieusement décorée de fresques et tableaux des XVIe et XVIIe siècles.

Pourtant, il suffit de traverser la place de la basilique et enjamber le Clivo di Scauro, l’antique et célèbre voie romaine, pour se retrouver pile dans les studios du Safa Palatino, centre dédié au cinéma et à la télévision. Il est vrai que lorsqu’on évoque le cinéma italien, on pense tout de suite à Cinecittà, ce méga-complexe cinématographique rivalisant avec le Hollywood américain. Mais on oublie souvent, qu’avant Cinecittà et dès le début des années 1930, c’est dans les studios du Centro Safa Paltino qu’ont été tournés de nombreux films de renommée internationale, dont Le voleur de bicyclette de Vittorio de Sica (1948) ou encore Avanti! de Billy Wilder (1968).

D’ailleurs, ce dernier, qui est une comédie romantique musicale adaptée de la pièce éponyme de Samuel Taylor, a eu un tel succès que plusieurs représentations théâtrales de cette pièce ont été mises en scène. La dernière en date est celle de Steve Suissa, qui produit au Théâtre des Bouffes parisiens Francis Huster aux côtés d’Ingrid Chauvin, dans les rôles de ces deux Anglo-saxons qui découvrent le romantisme à l’italienne…

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