Trains Rome Florence

Relier la capitale italienne de Rome et la ville de Florence en Italie via le train est très facile. Il faut savoir que les billets de trains en Italie sont généralement moins chers qu’en France et qu’il n’est habituellement pas nécessaire de les réserver à l’avance sauf lors des périodes très demandées comme Noël.




Le trajet Rome-Florence en train se fait généralement entre 1h30 et 3h30 selon que vous preniez un TGV italien ou un train régulier. Dans tous les cas, le trajets se fait on ne peut plus facilement et c’est pourquoi beaucoup de voyageurs intègrent ces villes lors de leur voyage en Italie.







Un Commentaire ”

  1. oli76130 dit:

    E PERICOLOSO SPORGHERSI

    Il était une fois deux touristes, Monica et Olivier, achetant bien consciencieusement leurs tickets de train pour Rome. Remerciant une dernière fois leurs amis padouans pour leur hospitalité, ils se dirigent donc vers la gare du même nom, pour leur train nocturne de 0h45… « Jusqu’ici tout va bien  »

    C’est alors que, marchant dans le hall, nous entendons au loin que le ton monte. « Rien de plus normal, on est en Italie ! » me dis-je par réflexe. En y regardant de plus près, nous apercevons tout un groupe de personnes, en cercle, les voix se faisant plus fortes. Au prochain coup d’oeil, voilà que deux mecs se battent, le premier enchaînant des droites sur le second, plaqué au mur !!! Tout cela sous le regard des autres, spectateurs, mains dans les poches, donnant même des conseils pour que les coups de poing, maintenant dirigés dans les côtes, soient plus effectifs. Hallucinant !!!
    Le langage, l’allure et le style vestimentaire m’invitent à penser qu’il s’agit de Roumains, ces mêmes Roumains qui prétextaient deux jours plus tôt ne pas savoir parler italien… pour ne payer à la caisse du supermarché de la gare.

    Arrivés sur le quai, nous voyons enfin notre train et montons dans la voiture 6 où 2 places nous sont réservées.

    « Et là, c’est le drame… »

    Aussitôt monté dans le train, je me rends compte qu’il s’agit de ces mêmes vieux wagons italiens que j’avais connus 10 ans plus tôt, lors d’un voyage de nuit vers Bologne ou, faute de place dans les compartiments voyageurs, j’avais du passer une nuit horrible, allongé dans le couloir…

    Cette même crainte me revient soudain quand nous nous rendons compte que le wagon est bondé, aussi bien dans les compartiments de 6 personnes, plongés dans l’obscurité et dont les rideaux sont tirés, mais aussi dans le couloir, où nous devons nous frayer un chemin pour éviter des voyageurs, ici assis sur un strapontin, là assis par terre ou même voyageant debout…

    Arrivés à notre compartiment, en bout de wagon, voilà que ma crainte se concrétise : Moni me fait un signe de la tête pour me dire qu’ici aussi, le compartiment est plein… d’ailleurs, deux autres personnes sont postées là, devant les portes, prêtes aussi à y entrer ! Un rapide coup d’oeil, à mon tour, suivi d’une porte claquée au nez me font comprendre que nous n’arriverons jamais à faire comprendre à ces gens qu’ils ne sont pas à leur place, de toute façon, ils s’en balancent.

    Et voilà que tu te dis que tu as payé 2 x 35 € pour certainement voyager pendant 6 heures debout, sans dormir, avec, comme notre voisine espagnole d’infortune dans le couloir, une personne bien louche qui se poste devant elle en la fixant droit dans les yeux, malgré son copain à ses côtés…

    Le voyage de cauchemar se poursuit et deux arrêts ont déjà été effectués quand, tout à coup, ô espoir ! Voilà qu’un contrôleur tente, lui aussi, de se frayer un passage dans ce couloir à obstacles humains. Ni une ni deux, je lui saute dessus, lui arguant, billet en main et en anglais, que j’ai payé 70 € et sûrement par pour me taper le paysage nocturne italien pendant 6 heures debout !!!  » I paid for this ticket and look !!! It’s full here… »

    Notre contrôleur regarde attentivement le billet de train et me dit « OK », et à ce moment précis, mon estime pour les Italiens augmente, d’ 1 % certes, mais quand je repense à cette ordure de Materazzi et ben c’est déjà ça ! Bref, le préposé de la SNCF italienne ouvre le compartiment, dévisage dans la nuit nos 6 possibles clandestins avec sa torche en réclamant leurs « biglietti, per favore »…

    C’est à ce moment précis qu’entre en scène mon voisin de couloir, attentif à la scène et lui aussi détenteur d’un billet pour ce même compartiment. Le contrôleur, désireux de satisfaire ces clients mécontents qui manifestent leur mauvaise humeur, vérifie scrupuleusement le billet de mon voisin. « Etrange, me dis-je, que tous ceux assis dans le couloir ne se soient pas aussi manifestés… Ont-ils seulement un billet ? »

    Un moment surréaliste se produit aussitôt : alors que le contrôleur examine le billet de mon voisin, nos squatteurs de compartiment, visiblement énervés d’être interrompus dans leur sommeil par notre volonté de faire valoir notre bon droit, éteignent aussitôt la lumière et me ferment la porte du compartiment au nez pour me montrer leur sens des valeurs… J’ hallucine !!!

    Je m’empresse de montrer une nouvelle fois mon billet et surtout la porte fermée au contrôleur. Ce dernier, après un bref échange au talkie-walkie avec un collègue, nous invite à gagner la voiture 3 au prochain arrêt, qui ne tarde à arriver. Tout affairés à prendre nos sacs et à descendre du wagon rapidement, j’aperçois enfin le contrôleur demander à un mec de sortir du compartiment pour laisser la place à mon ex-voisin de couloir… Un punk blond sort du compartiment, condamné à terminé à son tour le voyage debout dans le couloir, et me dévisageant avec rage… E la dolce vita, mec !!!

    Notre descente du wagon s’apparente plus à un sprint olympique qu’à autre chose, car nous avions vu que les arrêts du train dans les stations de province étaient très brefs… bref, pas le temps de courir jusqu’à la voiture 3 promise à nos yeux, Moni m’enjoint de monter dans celle qui maintenant se présente, la 4, qui démarre quasiment aussitôt. Et là, grande surprise : une voiture presque déserte, aussi bien dans le couloir que dans les compartiments… Quel contraste avec ce wagon bondé, puant la sueur de toutes personnes agglutinées que nous avions connu dès le départ !

    Dans l’obscurité, nous entrons dans un compartiment occupé par 3 étudiants français en Droit à la Fac de Nanterre. A peine installés, nous savons déjà que le sommeil ne sera pas gagné, nous aurons à subir pendant plusieurs heures le récit d’une espèce de blondasse, racontant haut et fort à William et Cynthia, deux moutons attentifs et fascinés, les injustices qu’elle vécut à la Sorbonne « qui n’a jamais voulu reconnaître sa haute compétence » et qui « l’a saquée en lui collant un 2 au partiel », une humiliation qui l’a tout bonnement conduite  » à réclamer un nouvel examen de sa copie », puis, tout simplement et humblement, « à coller un huissier de justice pour faire constater la mauvaise foi évidente du correcteur » !!! Et oui chers lecteurs, après les Italiens, voilà que se dresse dans la nuit ferroviaire un nouveau fléau : la Parisienne de Levallois, « fière de ses racines du 9.3″, qui va nous en faire baver de ses éloges narcissiques sans fin, « et que tout le monde savait que j’étais la meilleure dans ma promo », « et que je demandais les sujets d’étude les plus difficiles et qu’ils me semblaient trop simples », « et qu’on m’a même employée pour corriger les copies des premières années »… bla bla bla

    « Ah bon ? Mais comment ça se fait que tu corrigeais les copies, ce n’était pas un prof qui devait le faire ? » rétorque Lydia, captivée par cette révélation ô combien nombriliste. « Bah en fait oui, c’était notre chargé de T.D. qui devait le faire… mais il déteste corriger, alors il me l’a demandé. En fait… je couchais avec. »

    Ta da !!! Voilà que notre Parisienne, en plus de son narcissisme, vient de révéler le côté obscur de sa personnalité. « Ah bon, tu couchais avec ton prof de T.D.? se réveille le brave Toutou docile William, soudain intéressé par cette révélation croustillante…
    « Ouais, je couchais avec, après c’est ma copine qui a couché avec, puis il l’a larguée. Il a bien fait d’ailleurs ! (Vive l’amitié) Maintenant il est avec une autre fille de mon groupe de T.D., il lui a donné 16 à son devoir, j’suis dég !!! J’aurais du en faire plus avec lui… »

    Après le récit de ses « Liaisons dangereuses » made in la Fac de Nanterre, notre éminence blonde descend enfin avec ses deux interlocuteurs en gare de Bologne. Il est 1h30, l’heure de goûter enfin à un sommeil court mais inespéré, compte tenu des premières difficultés. Notre collègue de compartiment, italien, nous enseigne aussitôt l’art de basculer nos sièges pour les transformer en 3 banquettes de fortune, à même le sol. Ambiance roots, à faire absolument !

    Il se montrera moins enthousiaste vers 3h00, quand il dut s’acquitter de quelques 30 € d’amende quand le contrôleur lui exigea un billet qu’il n’avait pas.

    « C’est le jeu, ma pauvre Lucette ! »

    7h00, ce maudit voyage s’achève en gare de Rome Tiburtina. Il résonne dans ma tête embuée de ses pauvres heures de vain sommeil tous ces scandales dans le couloir, cette famille sans billet, virée d’un compartiment par une contrôleuse, ces gens qui ouvraient notre compartiment, pour lâcher un « Merda !!! » en constatant qu’il était complet…

    Bref, comme le disait Lillicub dans son « Voyage en Italie », si vous devez traverser ce pays, oubliez le train et optez pour votre propre voiture, ça vous évitera un maximum de galères !!!

    « Faire une virée à deux
    tous les deux sur les chemins
    dans ton automobile
    tous les deux on sera bien »

    Et oui, on aurait du y penser !

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