Accords du Latran

Les accords du Latran, signés le 11 février 1929 entre le de Pape Pie XI et le dirigeant de l’État Italien Mussolini, se résument par une entente bénéfique pour les deux parties.

Palais de Latran
Palais du Latran – Creative Commons LPLT.

Histoire

Depuis l’année 1870, le Pape Pie IX perd les États pontificaux ainsi que la ville de Rome, devenue la capitale de l’Italie. Cette situation pousse le pape à vivre comme un exilé dans...





la cité de Vatican. Pendant 60 ans, un désaccord s’installe entre le pape et l’état italien. Cependant, durant la Première Guerre mondiale, un rapprochement se construit entre eux. La papauté reconnaît l’idéologie fasciste du gouvernement italien pour mener ce régime jusqu’à son apogée et en contrepartie, le catholicisme devient la religion de l’état. Et depuis, renforcé par le discours de Mussolini le 3 janvier 1925, Vatican et l’État italien brisent la glace. Le 11 février 1929, la certification de leurs accords est belle et bien signée dans le palais du Latran.

Les accords en détail

Le traité de Latran accorde au Vatican les droits d’un État souverain. Depuis, la cité du Vatican, qui fait 44 hectares, devient l’État miniature au monde. Ainsi, la souveraineté temporelle papale n’est plus universelle. Elle est réduite dans la cité du Vatican. Une convention financière fait aussi partie des accords signés au palais de Latran, pour dédommager le Saint-Siège. Le dernier accord est le concordat, qui signifie que la religion de l’État italien est désormais le catholicisme. Dans ce cas, l’enseignement catholique est obligatoire et le divorce est devenu interdit. Bref, l’autorité papale s’impose sur le sol italien.

L’argent des accords et la banque du Vatican

Suite à la perte des États pontificaux qui font environ 18 000 km² et des biens ecclésiastiques, une « loi des garanties » qui date de 1871, offre un dédommagement au Saint-Siège. D’ailleurs, à cette époque, une difficulté financière envahit le monde des papes. Toutefois, la somme de 2 milliards de lires versée comme dédommagement était refusée par les papes jusqu’au jour de la signature du traité de Latran. En revanche, une fois les accords signés, la somme augmente jusqu’à 4 milliards de lires. Cette somme totale n’est cependant pas directement versée dans la banque du Vatican, mais une somme de 75 millions de lires ainsi que des titres à 5%, d’une valeur d’un milliard de lires pour dédommager l’accaparation des États pontificaux en 1870 sont versés.

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